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Ce midi c'est tartiflette

Publié le par Hemipresente

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Parce que bon, faut pas se laisser abattre. Et comme dirait mon frangin "le gras, c'est la vie".

On pèle les patates, parce qu'on n'a pas envie de se brûler les doigts à les peler une fois cuites (mais pour être puriste il faudrait les peler chaudes une fois cuites ... Ta ta ta, c'est bon aussi), et on les met à cuire à gros bouillons dans un grand récipient, avec un peu de sel.

Une fois cuites mais pas trop (vous savez bien : on peut enfoncer le couteau mais il y a encore une petite résistance), on les égoute et on les coupe en tranches qu'on dispose dans un plat.

Pendant la cuisson des patates, on aura pris soin de cuire ensemble des lardons (300 g) et des oignons (4 ou 5) émincés. On va maintenant les répartir sur nos pommes de terre. Pendant ce temps, on aura allumé le four sur 220 degrés.

Notre four ayant bien chauffé, on gratte la croûte du reblochon puis on le découpe en deux dans le sens de l'épaisseur, et on le pose délicatement par dessus nos patates - oignons - lardons. On enfourne  pendant vingt à trente minutes. Le reblochon va se répartir mollement entre les pommes de terre, s'amalgamant au passage aux oignons et aux lardons, ça sera un délice.

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Dentiste

Publié le par Hemipresente

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Mercredi, nous sommes allées faire arracher une dent à Mathilde.
Cette enfant a en effet une tendance très nette à vouloir développer une double dentition, et sa propension à ne pas vouloir laisser partir ses dents de lait même lorsque les définitives frappent au portillon "oh eh je suis là tu te casses maintenant tu as fait ton temps" m'inciterait presque à lui faire faire une psychothérapie tant elle est poussée jusqu'à l'extrême. Pour vous situer, grosso modo, depuis qu'elle est en âge d'avoir des dents qui bougent, c'est à dire depuis deux bonnes années, vu qu'elle tire déjà sur ses neuf ans -mon bébé ! snif - on a dû en voir tomber naturellement allez .. je compte .... une ! Chaque poussée dentaire est donc un drame, qui se noue à la maison et se dénoue après force pleurs chez le dentiste.
Et j'ai beau tenter de dédramatiser, je ne suis pas pleinement crédible.
Pourquoi ?
Parce que j'ai moi même des souvenirs pas émus du tout de mes passages chez le bouch... chez l'arrach... chez le dentiste quand j'étais môme ? Pensez donc, j'adorais ça, et j'y allais le coeur léger - ce saligaud soignait à vif et il fallait rester stoïque, je crois que c'était le pire dans la torture.
Parce que dès que je pénètre dans l'arrière boutique de l'un d'eux rien que l'odeur me fait hérisser le poil ? Que nenni, ces exhalaisons de bouches et de pansements aux relents d'éther me ravissent.
Parce que les bruits que l'on perçoit, à peine étouffés, depuis la salle d'attente me tétanisent ? Absolument pas. Et d'ailleurs à aucun moment je n'imagine le pauvre être sentant et souffrant dont je me sens si proche cloué à son siège qu'il étreint à pleines poignes, et jamais ô grand jamais je ne crois l'entendre gémir.
Parce que je n'y vais qu'à reculons et ne me laisse soigner qu'après un endormissement quasi total de la bouche ? Affolument fffa. Ve ne feux laiffer dvire une felle fove.

Pour toutes ces raisons à la fois ? Non il y a pire.

Alors bien sûr, avec toutes mes angoisses personnelles lorsque je l'accompagne, je dois prendre sur moi et je ne suis pas toujours certaine de lui être d'un grand secours. Je lui dis toujours, sourcils froncés mais bouche souriante, sérieuse et appliquée, que tout va bien se passer, et qu'elle n'aura pas mal, que les dentistes ne font pas mal, qu'ils sont là pour soigner et c'est tout. Ca a marché les premières fois. Si si.

Enfin jusqu'à ce qu'un auguste con lui arrache sans m'avertir une dent qui bougeait vraiment trop peu ... sans l'anesthésier. Eh si, ça existe.

Mercredi donc, elle est absolument terrorisée lorsque nous pénétrons dans le cabinet. J'explique au monsieur en blouse verte la raison de son effroi manifeste, et c'est à son tour de froncer les sourcils. Ah, l'espoir dans le genre humain renaît. Il fait asseoir ma grande "on va juste regarder". "On va juste regarder hein ?" demande-t-elle. "Mais oui". Elle suit le moindre de ses gestes des yeux, et c'est un regard de petite bête traquée qu'elle me jette, pourtant vaillante, dans un pauvre sourire. "Bon eh bien Mathilde je crois que ce ne sera pas pour cette fois. Il va falloir attendre qu'elle pousse un peu plus pour arracher la dent de lait. Si je l'arrache maintenant, la place va rester libre et les dents de derrière vont s'empresser d'avancer pour la prendre. Alors que si on attend un peu, ta dent définitive va pointer son nez assez pour que tu puisses la pousser avec ta langue et l'aider à prendre sa place. Donc ..." il se tourne vers moi "Il faudra revenir dans trois semaines". Le soulagement que je lis alors dans les yeux de ma fille n'est pas descriptible sans superlatifs. Immenssissime, quelque chose comme ça.

Dont acte. "Combien vous dois-je ?" "Oh rien"

Tout est donc bien qui finit bien ?

Non. Non parce que dans trois semaines il va falloir remettre ça. Mon sourire rassurant, son petit rictus vaillant, sa main qui serre fort fort la mienne, son pas qui traîne un peu sur le chemin, sa petite soeur qui meuble l'espace sonore... Allez ma grande, il y a bien une solution : faire tomber ta dent avant. Alors bouge-la un maximum ! Bravo d'avoir été si courageuse ma douce.

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Mais je l'ai pas fait exprès euh

Publié le par Hemipresente

Elles sont plutôt douces l'une envers l'autre, je me délecte à les regarder, à écouter leurs jeux. Et pourtant ... Parfois c'est assez saignant, quasi silencieux jusqu'à ce que l'une, vexée, rompe la tacite entente qui les lie pour ne pas recourir à l'autorité parentale, mais lorsque l'une des deux dépasse les bornes j'entends une voix qui se hisse au dessus du brouaha ambiant, nette et bien posée, qui veut se faire entendre, et il me faut alors intervenir. Pas toujours.

Mais souvent.

Avant que cela ne dégénère.

Je ne saurais dire laquelle recourt le plus souvent à cette astuce décibelienne, c'est assez équilibré. Le truc c'est de réussir à prononcer les mots assez distinctement pour être entendue sans pour autant que cela signe trop évidemment un rapportage. C'est tout un art.

"Mais euh arrête euh tu m'as fait mal !" On n'appelle pas encore, on râle simplement. Si je demeure dans l'ombre, je sais que tout à l'heure, tout bientôt, on viendra me quérir, mais je leur laisse une chance de se rabibocher. "Oui bon excuse-moi j'ai pas fait exprès" "je vais le dire !" "non steuplé je suis désolée je le ferai plus et puis j'ai pas fait exprès". DEux options alors, soit un retentissant "Mamaaaaaaan !", soit une paix reconquise sans mon autorité. Je préfère de loin la seconde, moins chronophage, et qui n'implique pas de prendre parti : comment savoir laquelle des deux mérite d'être punie, ou si les deux doivent l'être, ou aucune, alors que je n'étais pas là au coeur de leurs jeux ? Parfois c'est bien net, il y a règlement de comptes rapide et sournois entre le moment où on m'appelle et celui où je les rejoins ; j'arrive alors au milieu d'un champ de bataille où l'on morve à qui mieux mieux, d'autant que la baffe vite refilée en loucedé fait souvent mal. Et je les imagine, guettant mes pas dans le couloir et s'envoyant une dernière mandale bien sentie ... 

Publié dans Humeur du jour

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