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amours

Tious

Publié le par Hemipresente

ML-et-Matthieu-sur-ses-genoux-hilares-et-heureux.jpg

 

Donne-moi ta main. La droite. Elle est belle. Tu as de longs doigts, des mains de pianiste hein on te l'a déjà dit ? Tu sais que je serai toujours là pour toi n'est-ce pas ? Oui tu le sais. C'est bien d'avoir arrêté de fumer. Tu ne pouvais pas te permettre de continuer, mais tout de même c'est bien je suis heureuse. Tu es plus grand que moi à présent, pas de beaucoup. C'est étrange. Quand je te regarde je vois encore le petit garçon, avec son bob en jean sur la tête - mais pas l'élastique en-dessous ah ça non alors ! le petit champignon de Paris qui courait les bras tout serrés le long du corps "pour aller très vite", petit bidon dodu et jambes frêles, sandales en cuir bleu marine... On était beaux. Vraiment de beaux enfants, bruns, bronzés, souriants, heureux.

Publié dans Amours

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Tourne la roue du vieux moulin

Publié le par Hemipresente

Moulin_de_Vanneau-1-.jpg

 

Tu es fiévreuse ma grenouille. Tu te blottis contre moi.
"J'ai mal, maman"
"où ça ma douceur ?"
"là, au pied".

Un long petit peton tout fin, hâlé, brûlant, se glisse dans ma main gauche. Je l'enfouis dans mes grandes mains jointes.
Tu te recroquevilles contre moi, tu voudrais que je te rembobine au chaud. Il devient immense, le canapé dans lequel nous nous lovons. Je te masse du gras du pouce. C'est chaud. Tu ne te dérobes pas à la caresse qui devrait te chatouiller. Tu te fais petite, légère, douce ; pliée, repliée, chattement boulée dans mes bras, tu fais reposer ta tête un peu plus lourd sur mon épaule. Tu frissonnes. Je remonte sur ton dos la polaire aux bons tons chauds, qui attirera le chat à coup sûr, aussi sûr que ta chaleur moite.
Le paracétamol tarde à faire effet. Tu remontes, doucement, ton pouce à ta bouche, tu serres ton doudou.
Qu'il est douloureux, ce tiraillement, qui aujourd'hui me retient, ce balancement quotidien entre le devoir te faire grandir et la tentation immense de te faire un nid tout doux, un cocon tout moelleux, de te garder près de moi, contre moi, presque sur ma peau encore. Tu es si petite et on te demande tant, déjà. Demain tu entres chez les Grands, et ce sera ta dernière année d'insouciance scolaire.
Mais peut-être me leurré-je, peut-être n'es-tu déjà plus cette petite fille occupée aux seuls jeux de la cour de récréation, tu es si sérieuse mon amour, si soucieuse de faire bien. "Tu sais maman, parfois c'est difficile, parce que je suis très intelligente". Tu as lâché cela dans un soupir, sans coquetterie, presque lasse et blasée. Diantre, je veux bien te croire mon coeur, mon immense petit coeur lourd et léger, aux élans trop grands, aux douleurs trop vives, aux éclairs trop perçants.
Tu suces ton pouce, tu te pelotonnes, je t'enveloppe en chantant ta berceuse, ton oreille droite contre ma poitrine se plaque pour éprouver plus intensément les vibrations des graves
Tourne la roue du vieux moulin
Chante l'eau claire dans le matin

Danse la paille avec le grain

Vive la table et vive le pain...

Publié dans Amours

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Manèzzzz

Publié le par Hemipresente

manege_rambouillet.jpg

 

A Rambouillet quand on y habitait, trônait sur la place qui jouxte le parc du château un superbe manège, Carrousel façon temps anciens : avec des ch'val d'bois qui montent et qui descendent, des camions de pompiers qui roulent, des avions, une girafe, un lion, un cygne rose kitchissime d'un mauvais goût abeulibeubol ... On descendait de notre chez-nous, on posait Mathilde à terre, chacun de nous lui tenait une main, toute petite et toute douce dans nos grands doigts.
"A la une ! à la deuuuuuuuux .... à la trois !" deux balancements de nos bras à l'unisson et Mathilde qui s'envole en riant.
C'etait tout près, la place Félix Faure, mais au rythme de ses tout petits pas ça nous prenait dix bonnes minutes pour l'atteindre.
Une fois un peu grande, elle anticipait, mais les premières fois quel délice ! elle se laissait surprendre, au coude que fait la rue, par la vision soudaine. Elle trépignait alors d'excitation, le cul rebondi par la couche dandinant son balancement frénétique vers "Manèz ! Manèz !".
Cette exaltation manifeste faisait se retourner les vieux sur ce tout petit bout de bébé qui parlait déjà, marchait à peine, et voulait courir plus vite encore plus vite !
Elle s'agaçait d'un coup et des larmes d'impuissance lui auraient coulé si son père ne l'avait pas hissée sur son dos, tout là-haut pour aller plus vite, à son pas de géant. Alors elle riait sur ses épaules "Manèèèèèèz maman !", et on courait guettant si par malheur le feu n'allait pas passer au vert avant qu'on ait pu traverser et que la sonnerie ait retenti faisant démarrer un nouveau tour.
Pendant que son père l'installait dans le camion de pompiers, j'achetais les tickets du jour. Le forain propriétaire était dès l'aube couperosé de frais, et son pied houleux même à terre ne devait pas grand chose au vent du large ... ptete pour compenser le tournis du carrousel où il passait récupérer les tickets des mains des enfants une fois la machine mise en branle... on sait pas ...
Ma princesse jolie ne bougeait pas, ne pipait mot, accrochée au volant de son camion - quel drame quand il était occupé ! - sérieuse comme quand on déguste un grand vin ou une belle voix, d'abord avec son père à ses côtés puis toute seule. Elle délivrait son billet au contrôleur sans un sourire, presque tendue, toutes ses fibres espérant l'ébranlement de la machine. 
Moi rien qu'à les regarder perchés là-haut j'avais envie de vomir.
Quelquefois je l'y emmenais seule. C'est une drôle d'épreuve de séparation pour une maman, un manège : je te vois, je te souris et te fais un petit signe, tu tournes, je te perds de vue, mon coeur rate un battement, une seconde s'étire paresseusement avant que ton camion ne réapparaisse, rotation incomplète, es-tu toujours dessus ... tu es dessus ! je te souris, je te fais un petit coucou ... et le tour recommence. Un apprentissage, un "je te lâche un tout petit peu mais ne pars pas trop loin", des prémices de commencement de se quitter ...

Publié dans Amours

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Tout de vous ...

Publié le par Hemipresente

FOND-ecran_Les-deux-filles-maquillees.jpg

 

La nuit, lorsque vous n'êtes pas là, je dors profondément. Il y a quelques années, en votre absence il m'arrivait d'entendre, pas de croire entendre, non d'entendre vraiment des pleurs de bébé, et d'être obligée de me lever pour aller voir. J'inspectais vos chambres, osant à peine allumer la lumière. Mon cerveau est un traître.
Aujourd'hui, alors que vous avez grandi, je dors, tout simplement. Mais le soir, avant d'aller me coucher, je vais fermer les volets de vos chambres, et, en cachette du Viking, j'hume vos oreillers, vos nounours abandonnés - vous ne pouvez pas tous les emporter avec vous ! et je retrouve votre odeur. Je profite souvent de votre absence pour laver vos draps, les taies d'oreillers et les oreillers eux-mêmes, parfois les couettes, mais je le fais tardivement, car cela me prive de mon snif du soir...
Je dors. Mes rêves, je les voudrais peuplés de vous, mais on ne commande pas à ses songes. Je suis paisible, je vous sais entre de bonnes mains, avec vos grands-parents. Non, les rêves inquiets de vous je les fais plutôt lorsque je vous sais à côté, lorsque mon sommeil pâtit de cette semi-veille attentive que votre présence m'impose, nécessairement.
Et vous ? La phrase chaque soir prononcée, "on se retrouve dans nos rêves", est-elle suivie d'effets lorsque vous êtes si loin ? Vous me manquez. Tout de vous me manque. Votre odeur plane encore dans vos chambres, mais vos voix, vos rires flûtés qui s'achèvent dans un râle, vos fous-rires complices, vos disputes même, votre complicité pour danser, pour chanter, vos deux voix qui se mêlent, tout de vous me manque.

Publié dans Amours

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Heartache

Publié le par Hemipresente

Chat.jpg

Adieu petite flamme, petite âme, petite bête. Adieu mon compagnon, mon ami, mon oreiller, ma boîte à ronrons, mon râleur, mon très doux, ma boule de poils soyeux, mon emmerdeur de cinq heures du matin, mon gratteur nocturne de caisse, mon grimpeur d'épaules par surprise, mon dévoreur de brioche, mon voleur de viande, mon tataneur de chien, mon insoumis, mon plus beau chat du monde, mon "gaggggooooooon !", mon fouisseur de couette, mon pisseur sur traversin, mon dévoreur de thon et d'asperges, ma frêle petite lumière. 

Publié dans Amours

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Abécédaire élémentaire

Publié le par Marie-Laetitia

Tu es sage, ma douceur, ma tendresse. Laisse-moi promener partout sur ton visage, ton sourire, tes larmes, mes lèvres gourmandes. Je chuchote à ton oreille des mots doux, incohérents, décousus. Je tisse des phrases sans fin perlées de petits noms qui ne sont qu’à toi. Nous irons promener à la nuit tombante ma grenouille, ma luciole, nous irons regarder les étoiles, respirer les soucis, butiner le cerisier, je te soulèverai très haut afin que tu attrapes ses fleurs, libellule, papillon, crocus, tu vois les étoiles très haut ce sont autant de petits soleils avec des planètes et des petites Elsa qui nous regardent, je te raconterai comment les étoiles rient lorsqu’on les écoute bien, mon bijou, ma merveille. Ecoute. Abeille, anthologie, artefact, ancolie… borie, badinage, bigarré, bredouille … crépitements, chiasme, coloquinte, créature… dandinement, doryphore, délice, drupe … étourderie, enclave, ellipse, Elsa

Publié dans Amours

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Didi

Publié le par Marie-Laetitia

"Maman, tu sais pas ce qu'elle m'a dit Didi tout à l'heure ?
- non mon coeur
- elle m'a dit que elle quand elle fait disparaître quelque chose en magie eh ben c'est POUR DE VRAI ! ....  Je crois que c'est pas très très vrai hein maman ?
- je ne crois pas non plus"

Les minutes passent tout doucement, le brownie enfourné embaume.

"Maman, pourquoi Didi elle invente toujours des choses ?
- je ne sais pas ... elle a peut-être une très grande imagination ?
- oui peut-être
- il faut que toi tu saches que ce n'est pas vrai, mais c'est drôlement chouette de s'amuser avec quelqu'un qui a beaucoup d'imagination tu ne trouves pas ? elle invente toujours des choses c'est chouette.
- oui ... mais moi des fois je sais pas si c'est vrai ou pas et ça m'embête
- peut-être que tu peux y croire juste le temps de jouer ?
- oui ... Maman ?
- oui mon ange ?
- pourquoi moi j'en ai pas de l'imagination ?
- tu trouves que tu n'en as pas ?
- oui ... c'est jamais moi qui invente les histoires des jeux
- pourtant moi je trouve que la nuit, quand tu dois t'endormir, tu en as beaucoup de l'imagination ! tu arrives à inventer des monstres qui n'existent pas, tu te fais des peurs sans choses qui existent en vrai, et puis dans tes dessins tu inventes plein de choses. Il y a des gens qui sont fortiches pour inventer des histoires de jeux, et des gens qui sont fortiches pour inventer des histoires de dessins, ou des histoires à raconter
- alors je suis fortiche dans les dessins comme toi avec Grigri et Chaminou ?
- oui je trouve que tu es super fortiche dans les dessins, je les aime beaucoup tes dessins.
- merci maman."

Le brownie refroidit sur le plan de travail. On le sortira de son moule plus tard pour le découper en parts que l'on servira avec une merveilleuse crème anglaise en dessert.

"Maman ?
- oui ma puce ?
- non rien je voulais juste avoir ton mot dans ma bouche"

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Coa ?

Publié le par Marie-Laetitia

Grenouille inoffensive. Rien à voir avec les affreux dendrobates de Marie Rennard. Juste une petite rainette entre deux touffes d'herbe. Elle était d'un vert  coeur-de-tige saisissant, si bien camouflée qu'il a fallu que mon oeil tombe très exactement sur cette tache ronde de vert parfait que formait son dos minuscule pour l'apercevoir. Elle n'a pas même tenté de s'enfuir lorsque mes mains l'ont entourée : c'est impossible voyons je suis invisible. Je l'ai montrée à une Mathilde hésitant entre curiosité bienveillante et frayeur dégoûtée "ooooh une grônouille !" . "Il pleut i mouille c'est la fête à la grônouille".

On s'est amusées à chercher des rimes, forcément à deux ans elle pense pas à mal avec des mots en ouille !
Allez on fait une polésie nouille !
On fait ce qu'on peut on se débrouille.
On cherche dans nos têtes on farfouille.
Quand ça rime pas on se traite d'andouille !
Et elle riait comme des chatouilles
Elle n'avait plus du tout la trouille
On a relâché la grônouille sans fricassée ni ratatouille, et puis on s'est rentrées bredouilles. Mais on avait bien rigolouille. 

Publié dans Amours

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Une valse à mille temps

Publié le par Marie-Laetitia



Je m'assieds à quelques mètres de la terrasse ou sur les marches. Je guette la sonnerie suivante, un quart d'heure tout au plus à patienter. Le jardin bourdonnant n'est jamais silencieux, une activité foisonnante y règne, une foule s’y presse, minuscule, innombrable et dense.

A mes pieds, inconscient du chaos que le placement de son arrière-train en travers de la cohorte nourricière suscite chez les fourmis noires qui ont colonisé les fissures des premières marches du perron, le chien hyperactif s'agite, si désireux de me voir lancer son inestimable balle qu'il en tremble tout entier. Perdu dans une touffe d'herbes hautes - il faudrait tondre mais après, plus de pâquerettes  - le chat broute et vomit avec une parfaite régularité que ne vient guère troubler la sollicitation intempestive de son compagnon canin ; les premiers jours j’ai dû le contraindre d’une main ferme à rester dehors pour la seconde partie de sa tâche, lasse de ramasser au creux d'une boule d’essuie-tout les flaques verdâtres et gluantes d'herbes mi digérées qu'il semait dans le salon, sur le sol de la cuisine, jusque dans les toilettes trop exigües pour pouvoir éviter l’embûche, et il semble avoir pris le pli. Soit. Résigné, il se livre aux spasmes de la purge en plein air, mais je le tiens à l'œil.
Une truffe contre ma jambe, une balle qui roule dans mon dos, au fond du fauteuil-loveuse, deux yeux humides déjà reconnaissants se vissent au fond des miens - les chiens sont-ils toujours reconnaissants ? - han ! j'envoie et le somme de rester là-bas, il obéira trois, peut-être quatre minutes ?
Alors que la chaleur cède enfin, le soleil encore haut délaisse la façade de l'église, et les voici qui s'élancent.
Une à une, puis se rejoignant par parentèle, les hirondelles nichées entre les pierres descellées, au fronton et sous le vitrail aveugle, se jettent dans le vide, de très haut. On sent à leur chute éperdue le bien-être du mouvement retrouvé après l’ankylose de tout le jour. Leur territoire de chasse est centré sur l'angle nord du jardin, la moiteur qui cède doit laisser monter enfin les insectes qu'elles goûtent ; les premières rotations ne les ramènent pas au nid, elles reprennent des forces, se défroissent, dans l'air frais par strates au gré des mouvements ascendants qui longent les murs, elles se livrent à des figures piquées, virant sur l’aile, en limite de décrochage, d’une virtuosité folle. Elles s’abandonnent au vol comme on se plonge, éreinté de chaleur, dans l'eau tiède enfin rejointe après la promenade. Tout le ciel leur est dû ! Nul ne leur dispute l’espace : les merles gavés tout le jour sont perchés sur les tuiles du muret, les pigeons du clocher ont délaissé tout à l’heure dans un vol bruyant qui s’applaudit lui-même à chaque battement d’aile, leur abri réservé pour suivre sans doute le parcours de Petit-poucet de la vieille aux quignons rassis, les chauves-souris dorment encore. Le chat qui s’est affalé dans une touffe ne soulève pas un instant sa paupière visible, les pattes en l’air dans un dernier rayon il se laisse dorer le mamelon, ronronnant et purgé. Si, les premiers jours, cette danse l’a intrigué assez pour éveiller un vague instinct jusque-là dormant - et d’un bon sommeil - qui le faisait émettre des « mouek mouek kkkkk » contrariés à leurs percées en rase-mottes, il ne s’y laisse plus prendre. Il sait pour y avoir goûté une ou deux fois, que la gravitation universelle est à elle seule pourvoyeuse de tendres merlons qu’il suffit de regarder choir et d’aller cueillir, mollement, dans l’herbe tendre, merveilleux digestif après la pâtée quotidienne.


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Jalousie

Publié le par Marie-Laetitia


"Bon sang mais arrête ta crise maintenant !Y'en a marre des ces jalousies à deux balles pour la taille du morceau de chocolat ! Je vous aime autant l'une que l'autre !! Vous êtes toutes les deux sorties de mon ventre, je vous aime différemment puisque vous êtes différentes : vous n'avez pas le même âge, vous n'avez pas les mêmes besoins, vous n'avez pas les mêmes caractères, alors oui forcément je ne suis pas la même avec vous deux et c'est normal c'est le contraire qui serait bizarre, MAIS JE VOUS AIME AUTANT L'UNE QUE L'AUTRE !!
- ... ouais mais c'est moi "l'autre" ..."

RAAAAAAAAAAAH !!!!  Mais on m'avait dit que ça commençait vers douze ans moi l'adolescence !! et j'en fais quoi moi de ma pré-pré-pré-pré-préadolescente d'un mètre douze ??? des nuggets ??

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