Top articles
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Existentielle
"Maman, comment on fait les bébés ?" Ma Grande m'avait déjà posé cette question, j'étais prête prête prête, j'avais bien tout lu Dolto et j'avais répété devant le miroir. Nous nous tenions toutes deux hier soir agenouillées dans la salle de bains, moi...
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Doudous et blues du retour
O n les a accompagnées en TER jusuqu'à Montparnasse. C'était bondé. Elles se sont assises à côté d'une petite vieille à qui Elsa a fait la conversation, bon gré mal gré, pendant tout le voyage, commentant tout du paysage aux gares passées, et racontant...
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Elsa
Ton profil s'affine de jour en jour petit amour de ma vie. Lorsque je te regarde ainsi, presqu'à la dérobée, toute absorbée que tu es dans la contemplation de ta grande soeur, je m'oublie et me perds. Tu as pour parfaire tes yeux immenses de longs cils...
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La guerre des opercules
Eh vi, sans suspense, les alvéoles d'une ruche sont elles aussi closes d'un opercule J 'ai chez moi depuis un certain temps - huit ans en fait eh oui comme le temps passe ! - un être humain du sexe opposé qui, de ce fait, m'a donné deux beaux enfants...
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Arantèle
A l'angle de la pièce, mon araignée. Sa vaste toile tremble dans l'air léger que soulève le convecteur, elle ondule et se tord, retenue en deux points par les sacs demi-morts que la tissandière se garde de côté pour plus tard et qui zonzonnent encore,...
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La cuisine
E lle doit etre très grande, très claire, très propre, et sentir le pin, l'ail, la farine. Y trône sur le mur opposé à celui de la porte d'entrée, vitrée de verre cathédrale orange en vitrail, un immense plan de travail en inox qui a vécu déjà, surplombé...
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Âne
N'est-il pas incroyable ce dessin ? Moi à 3 ans 1/2 j'aurais été bien incapable de dessiner un âne ! Ma fille est une merveille. "J'ai fait un M mais il était pas assez pointu alors je vais faire un âne". Bon, je vais voir par-dessus son épaule et là...
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Deux heures à tuer
Deux heures à tuer, deux heures offertes. Je me suis encore trompée dans l’horaire de mon rendez-vous avec mon psy, et me voici contrainte de mettre à profit du temps qui ne m’était pas dévolu. Je fais un tour chez le libraire voisin et m’installe à une...
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Laaaaaaaapin ? ouais
L e site qui accueille mon employeur et, par ricochet, mon auguste présence aux bons jours, s'héberge en un vaste campus verdoyant coincé entre deux autoroutes. Et ça verdoie, et ça verdoie, et aux beaux jours on est hébété de chants d'oiseaux, et y'a...
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Un regard
Elsa mon amour, Elsa qui me fais me remettre en question constamment ...Elsa qui me pousses à bout, au bout de ma capacité d'amour, au bout de ma patience toute relative, au bout de moi-même, dans mes retranchements les plus secrets ...Elsa qui grandis...
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Coa ?
G renouille inoffensive. Rien à voir avec les affreux dendrobates de Marie Rennard. Juste une petite rainette entre deux touffes d'herbe. Elle était d'un vert coeur-de-tige saisissant, si bien camouflée qu'il a fallu que mon oeil tombe très exactement...
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Mes loups
J e marche contre le vent, jambes s’enfonçant dans la neige jusqu’au genou. Le blizzard griffe les joues, ferme les yeux, givre les sourcils. A chaque inspiration ce goût de sang dans les poumons, âcre, fumé, violent, mais je suis encore vivante ! Les...
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Au jardin
Q ue j'aime mon tout petit jardin, envahi d'herbes folles et de fleurs sauvages, clos de hauts murs qui me rendent invisible, ombragé lorsque le soir descend par l'église qui nous surplombe. J'y suis bien. Je m'assieds sur les marches y menant et j'observe...
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"Ca, c'est Mozart !"
Un mien ami, grand, très grand amateur de Mozart et très bon père de famille, fait régulièrement découvrir à sa Camille de fille les oeuvres majeures du répertoire classique, lui énonçant systématiquement le compositeur, et le nom de l'oeuvre "ça tu vois...
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Coin-coin
T out ce qui vole est « coincoin ». Point. Pas de discussion possible. Tu as fini ton dîner et tu patouilles avec bonheur dans les quelques gouttes du jus de fraise qui a souillé la tablette de ta chaise haute. « A caca … » commentes-tu, pensive. Ton...
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Esseulement, et si seulement
J e descends entre les chardons et les ronces ce petit chemin qu’avait suivi l’âne l’autre jour, à flanc de coteau, guère impressionné par la pente et les éboulis légers que ses sabots provoquaient. D’où s’était-il sauvé, celui-là ? Paisible brouteur...
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Tant que ça ?
I l y a quelques jours j'ai rendu visite à ma grand-mère, qui a récemment été opérée et a tant épaté les médecins par sa vigueur et sa capacité de cicatrisation. C'est qu'à quatre-vingt-quatorze ans et demi - et le demi, croyez-moi qu'à ces âges-là, ça...
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Patassel
" U ne mesure de sel, une mesure d'eau, deux mesures de farine." Merde, ça paraît pourtant simple sur le papier.... Pensez donc ... C'est de la recette atmosphérique, faut faire varier les proportions au pif - et je n'en ai guère, le mien est parfait,...
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Square
I l est lourd le regard sur toi, petite perle noire. Il ne se pose pas, indifférent, pour une seconde volage, comme il le fait, paisible, sur tous les autres enfants dont les rires et les galopades font sourire les parents des autres. Non. Tu n’es pas...
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Jungle urbaine
C'était pas Tarzan, avec sa jungle en pot. J'étais pas Jane, avec mes poils aux pattes. On s'est regardés longuement, deux ahuris, avec nos cernes, citadins en transit, las, usés, propres à-peu-près dans la moiteur précoce. Même pas de mygale dans son...
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Dans les jardins du Luxembourg
Le temps est hésitant aujourd'hui. Moi qui rêvais de me vêtir légèrement d'une robe un peu évasée, en corolle, et d'aller promener ma nonchalance dans les jardins du Luxembourg, il me faudra patienter encore un peu. J'attends l'été plus avidement qu'une...
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Les rapat' les expat'
La nuit tombe sur le quartier. Au loin la mer est calme. La ville n’a pas tremblé aujourd’hui, aucune explosion n’est venue troubler son agitation coutumière, on aurait pu croire que tout était redevenu normal, on aurait pu jouer à faire semblant d’oublier...
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Réminiscence
Nous sommes au bord de la mer. Le sable se glisse entre mes orteils qui dépassent de ma serviette. Je sèche, mon quatrième bain de la matinée, ma peau se craquèle au sel qui se dépose. Je passe la langue sur mes lèvres, je goûte la mer. Lorsque je reste...
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La maison du ruisseau
Un chemin sec que la voiture déchire à chaque passage dans des frôlements de buissons immenses. Contre les vitres remontées, de longues lianes crochues alourdies de mûres sanglantes accompagnent une seconde ma progression, me retenant, me relâchant dans...
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Une petite douceur avant d'aller se coucher ?
L a petite douceur du soir ? La menotte da ma cadette qui, parfois, se glisse encore dans la mienne dans la rue, alors que je ne la réclame plus : elle a six ans, elle est prudente, elle m'écoute, je n'ai pas besoin de la tenir en permanence. Mais lorsque...