Tout de vous ...

Publié le par Hemipresente

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La nuit, lorsque vous n'êtes pas là, je dors profondément. Il y a quelques années, en votre absence il m'arrivait d'entendre, pas de croire entendre, non d'entendre vraiment des pleurs de bébé, et d'être obligée de me lever pour aller voir. J'inspectais vos chambres, osant à peine allumer la lumière. Mon cerveau est un traître.
Aujourd'hui, alors que vous avez grandi, je dors, tout simplement. Mais le soir, avant d'aller me coucher, je vais fermer les volets de vos chambres, et, en cachette du Viking, j'hume vos oreillers, vos nounours abandonnés - vous ne pouvez pas tous les emporter avec vous ! et je retrouve votre odeur. Je profite souvent de votre absence pour laver vos draps, les taies d'oreillers et les oreillers eux-mêmes, parfois les couettes, mais je le fais tardivement, car cela me prive de mon snif du soir...
Je dors. Mes rêves, je les voudrais peuplés de vous, mais on ne commande pas à ses songes. Je suis paisible, je vous sais entre de bonnes mains, avec vos grands-parents. Non, les rêves inquiets de vous je les fais plutôt lorsque je vous sais à côté, lorsque mon sommeil pâtit de cette semi-veille attentive que votre présence m'impose, nécessairement.
Et vous ? La phrase chaque soir prononcée, "on se retrouve dans nos rêves", est-elle suivie d'effets lorsque vous êtes si loin ? Vous me manquez. Tout de vous me manque. Votre odeur plane encore dans vos chambres, mais vos voix, vos rires flûtés qui s'achèvent dans un râle, vos fous-rires complices, vos disputes même, votre complicité pour danser, pour chanter, vos deux voix qui se mêlent, tout de vous me manque.

Publié dans Amours

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