Doudous et blues du retour

Publié le par Hemipresente

On les a accompagnées en TER jusuqu'à Montparnasse. C'était bondé. Elles se sont assises à côté d'une petite vieille à qui Elsa a fait la conversation, bon gré mal gré, pendant tout le voyage, commentant tout du paysage aux gares passées, et racontant sa vie menue et dense avec enthousiasme. La petite mamie était sous le charme. Forcément, qui peut résister à Zazou ? 

Le viking n'a pas trouvé à s'asseoir. Moi j'étais à côté d'une dame flanquée d'un bouquet de fleurs deux fois trop grand pour elle et dont j'ai profité tout le voyage. En face, un monsieur dormait d'un sommeil paisible. J'envie ceux qui peuvent s'octroyer ainsi dix minutes de repos au milieu de la cohue des grands départs. 

 

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C'est passé vite finalement, dans des parfums de lys et de roses, ce qui me changeait pas mal des relents d'aisselles qu'on respire trop souvent dans les transports en commun. On s'est faufilé dns la gare, ma doué le monde qu'il y avait, on a retrouvé les grands-parents quelque peu hébétés, on n'avait pas beaucoup de temps devant nous, juste celui de faire de gros bisous, d'aller en urgence acheter du dafalgan pédiatrique "parce qu'on ne sait jamais", de composter les billets, de faire les dernières recommandations "soyez bien sages, obéissez à Papi et Mamie, amusez-vous bien, écrivez-nous un peu" .... et puis c'était déjà l'heure de se quitter. 

Au retour, j'étais assise en face d'un immense monsieur aux longs pieds emmanchés de jambes interminables et nous avons eu bien du mal à trouver comment faire cohabiter nos quatre membres sans jamais qu'ils ne se touchent... Je m'en fichais un peu, j'avais la tête ailleurs, les yeux perdus dans ce vide où nous fait tomber le défilement du paysage. Je pensais à tout autre chose, à la reprise prochaine du boulot, à l'endroit où je vais atterrir, et qui m'est encore inconnu, à ce chemin que je referai bientôt quotidiennement.

A la maison, les chambres étaient bien vides. Enfin vides .... parsemées avec art d'un bordel savamment éparpillé.

Les doudous laissés de côté faisaient triste mine : seuls les préférés entre les préférés sont partis dans la valise. Winnie, Porcinet, Tigrou (oui nous sommes sponsorisés par Disney), Pinp2 (Pinpin est parti, lui qui a « les deux yeux qu’est content »), les mange-cauchemars (nounours géants devant lesquels aucun ne peut résister), Poupée (on n’est pas toujours original quand on baptise à trois ans), Vanille, Chérie, … ça semblait presque tout triste ce petit monde qui ne sera pas dérangé pendant deux semaines.


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Mariléti 03/07/2011 11:38


Oups désolée "une autre douce" j'ai malencontreusement viré ton commentaire et ma réponse. Tu es la bienvenue ici. Ca fait maintenant 4 ans que ce blog existe mais j'en ai supprimé l'essentiel sur
un coup de tête, par désespoir de ne plus réussir à écrire. Je m'y remets tout doucement mais c'est laborieux ;o) . J'espère te relire bientôt.