Amitiés diverses

Publié le par Hemipresente

Lui son truc c'est les reubeus. Il passe toujours entre eux quelque chose d'indicible (emmerdant pour un écrivain). Moi en général c'est les 'tos. Depuis toujours. Mon frangin les gnaks. Bon c'est comme ça qu'est-ce que tu veux ?

Donc, avec son pote reubeu qu'il a invité dans sa maison de vacances, ils décident de s'attaquer au garage, parce que le gars en question, en plus d'être plus diplômé que Claudie André-Dehaye c'est ce qu'on appelle un copycat  : il suffit qu'il voie un geste bien fait pour l'apprendre. Cerveau différent, supériorité, évolution de l'espèce, qui sait ? Donc faire une dalle en béton il l'a vu faire une fois et il sait.

OK, mais du béton ça se trouve pas comme ça. Nos deux lurons font le tour des entreprises du coin. Bourgogne profonde. Très profonde ...

"Tu sais il vaudrait mieux que je sorte pas de la voiture ou alors que tu dises que je suis ton ouvrier".
"Mais non voyons, ne sois pas ridicule, allez, viens avec moi"

Il s'exécute, l'autre ; mal, très mal, coutumier de ce qu'il va vivre.

"Bonjour Messieurs, mon ami et moi on vient vous acheter du béton pour faire une dalle"
"C'est votre copain le gars là ? z'êtes sûr que c'est pas plutôt vot'ouvrier ?"
"Euh non c'est mon ami"
"Du béton on n'en a plus".
Ils entendent des mots, sales, en rebroussant chemin, on va quand même pas vendre des trucs à un pédé qui se tape des ratons ??

Deuxième, troisième, quatrième entreprises. Mêmes réponses. Plus ou moins voilées, plus ou moins extrêmes.

"Tu sais, tu devrais vraiment dire que je suis ton ouvrier".

Ce serait si simple ...
Oui mais le gars qui veut refaire son garage, c'est mon père. Et mon père il est pas franchement prêt à s'asseoir sur ses principes pour un garage.
"Je ne dirai jamais que tu es mon ouvrier, jamais tu m'entends ? Soit on en trouve un moins con que les autres, soit je refais pas mon garage ! Parce que de toute manière ceux-là ils peuvent toujours courir pour que je retourne acheter quoi que ce soit chez eux".

Ils continuent ; la journée passe ; les kilomètres et les refus s'accumulent. Vers la fin de l'après-midi, un chef de chantier consent à leur vendre du béton, celui-ci ne pose aucune question, il s'en fout.

Le reubeu en question, bande de têtes de couilles qui avez peu de chances de me lire, est non seulement pas l'ouvrier de mon père, ce qui répondrait à vos poncifs et rentrerait dans les tooooooutes petites cases de vos tooooutes petites cellules grises, mais il se trouve qu'il est sur les rangs pour recevoir l'équivalent du Nobel de mathématiques, pour avoir, entre autres, modélisé qu'il est prévisible pour une tumeur donnée de connaître son évolution et ses localisations. Et il t'emmerde. Et moi aussi. Et mon père avec. Et un jour des cons comme vous on en viendra à bout.

Publié dans Je m'engage

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alain 25/07/2012 23:06

Nous ne viendrons jamais à bout de ces cons. Ils se reproduisent comme... des cons! Souvent entre eux d'ailleurs!
Mais continuons à les emmerder sans faillir!

Hemipresente 26/07/2012 12:59



Alain oui ils sont comme la bête immonde, légion.