Tempête

Publié le par Marie-Laetitia

Le vent s'est levé.

En une soirée de fièvre il se mue en bourrasque, en tempête.

Je l'observe, derrière le voile tremblotant du rideau de ma chambre.

Colère ! Masque de Pan ! Il maintient cime à terre les arbres les plus frêles, soumis, pliés, attentifs à subir, ceux qui ploient sans orgueil. Dénudés, cardés, pissenlits immenses, ils touchent humbles le sol, psalmodient un pardon, voient passer le tumulte qui ne les tuera point, ondoiement, tapage de bruissements et de protestations sifflées. Ils patientent sans grâce mais seront là demain.

Souffletés, talochés, les immenses, rigides, les éternels debout ne croyant qu'en eux mêmes, au tronc que dix adultes n'eussent pu enlacer, cèdent dans un fracas étiré qui s'annonce, roule, se poursuit en échos et en râles mugis, s'effondrent comme choît une vie de tumulte, et, renversée enfin leur belle volonté, montrent au jour qui point leur bouquet de racines.


Publié dans Pwouèsi

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François B 10/02/2009 16:59

ça, c'est classe.

Kiki 28/07/2007 13:32

Je l'adore cette expression "masque de pan"! Et puis le texte dans son ensemble. Quant à l'arbre déraciné, on m'a raconté qu'il faisait baobab à Madagascar maintenant! La souplesse? Jamais!
Sinon, waow kom je suis contente de te retrouver pleine de lignes, t'as pas chômé au CHU dis-donc!

MarieLaetitia 28/07/2007 13:14

je sais pas
tu trouves ça quiche ?

Chris 28/07/2007 12:50

"masque de Pan" où as-tu péché cette expression?

Allez courage la grande! Bzé à toi et tout ton pti monde!

MarieLaetitia 28/07/2007 12:08

toujours en pétard !!
je va mieux, je me remets doucettement, je fais attention, mon amoureux amant est toujours aussi surprenant de douceur et de prévenance, bref si je me redécolle ce sera vraiment que ça doit po coller pi c'est tout !

tu te rends compte, prôner la souplesse, si qu'on m'aurait dit j'aurais po cru ... je m'prends un coup d'vieux ...