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Tu sors souvent la mer...

Publié le par Hemipresente

La maison qui m'abrite l'espace d'une vie, dont la propriété a passé, en un siècle et demi, entre nombre de mains, est adossée à une colline calcaire, que les générations anciennes ont creusée en un fouillis de galeries oubliées qui perdure... Longtemps après la disparition du château seigneurial, elles demeurent, lien persistant et inutile entre une abbaye disparue et un domaine écroulé. Nul n'a songé à les combler et nous vivons donc par-dessus un labyrinthe en creux où il est déconseillé de s'aventurer seul.

Le corps de ferme, qui a été divisé en appartements et maisons dont nous occupons la majeure partie, se trouve, par la grâce de la topologie naturelle et la ténacité des humains qui ont sapé ici, comblé ailleurs, nanti d'un de ces jardins cachés qui font le charme de notre ville : suspendu, clos de murs que les chats eux-mêmes ne franchissent pas en un seul bond, il est invisible ; l'on n'y accède qu'à partir de la salle à manger et la cuisine qui se trouvent, à l'inverse de toute maison classique, à l'étage. Nous sommes donc, dès l'arrivée du printemps, dehors tout en nous sentant à l'intérieur et cachés de tous et j'aime cette quiétude insoupçonnable !

Pour descendre dans notre jardin depuis la pièce à vivre, il faut emprunter quelques marches en béton brut mal vieilli ; je m'appuie au mur quelquefois pour ce faire, puis m'assieds au seuil de mon microdomaine. L'espace de calme au milieu de la ville, connu de moi seule, est comme un amour caché ; des rosiers, un figuier prolifique, le lilas blanc, ne sont qu'à moi.

Cet après-midi le ciel couvert, presque menaçant, m'attire à l'extérieur... Assise sur les marches, adossée au mur que le soleil a chauffé tout à l'heure, j'ouvre grand mes narines et mes oreilles, ferme les yeux... Le vent s'est levé timidement. Il taquine, sur la toiture en construction d'une maison proche, les bâches de protection de la charpente.... Les yeux ainsi clos, je m'abandonne à la sensation maritime que je sens monter en moi : le vent, le vent qui fait claquer l'étoffe .... si les parfums sont de puissants vecteurs d'évocation mémorielle, les sons, parfois, les surpassent. Me voici ramenée bien des années en arrière, et en écho, bien des années encore auparavant, sur une plage et une autre au bord desquelles des drapeaux protestent contre la brise ... je passe la langue sur mes lèvres, j'aimerais y sentir le goût léger du sel déposé par les embruns... L'envie est si forte de cette mer toute vive dont on devine, sous le vent, la puissance, que je peux presque respirer son parfum d'iode et d'algues, entendre le ressac et les oiseaux, relever contre ma nuque une capuche imaginaire ...

Revoir la mer, encore, et encore, et encore, écouter son appel jusqu'au fond des terres... Je vais venir, oui, ce désir qui me consume est une promesse, je vais venir. Il fera un temps de chien, grand vent, il pleuvra, et je serai à toi.

"Oh que ma quille éclate, oh que j'aille à la mer !"

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Et c'est elle qui a honte ...

Publié le par Hemipresente

 

 

 

 

 

J’aimerais vous dire qu’elle n’a pas d’âge, la femme, mais elle est marquée par les années une à une déposées en rides soucieuses sur son front. On a bavardé un peu… Une quarantaine qu’on jaugerait à cinquante-cinq : une vie à en baver, dents serrées, poings fermés, colère muselée. Elle prend n’importe quel travail, ce qu’elle trouve, ce qui ne vient pas tout seul mais qu’il faut débusquer. Ménage ? Elle prend. Intérim à la chaîne ? Elle prend. Magasinière ? Elle prend. Caissière ils l’ont virée : trop grande gueule, trop de rage impuissante, de coups à rendre… 

Et c’est elle qui a honte. 

Elle a appris à lire sur le tard, mère alcoolique, fratrie battue, oh je ne vous la fais pas aux larmes elle n’aimerait pas, je situe juste. Elle attrape le boulot qui se présente parce que « le RSA, plus jamais j’le demanderai. Je sais que j’y ai droit hein mais je suis pas une assistée moi… Pi les bons de la Croix Rouge pour manger, vous savez, chui bien contente de plus en avoir besoin parce que ça c’est dur, j’me sentais sale, j'me cachais… ». 

Et c’est elle qui a honte. 

Sans contrats dépassant le mois, sans visibilité, interdite bancaire, elle n’existe pour le tenancier de son compte que pour les ponctions de frais divers sur les prélèvements automatiques qui n’ont pas pu être honorés. Les tiques la saignent encore à terre. 

Et c’est elle qui a honte. 

Elle travaille cinquante heures par semaine, de l’officiel, du black, elle s’échine et s’use en accéléré pour joindre le premier au trente de mois qu’elle ne peut financer qu’à moitié, pour acheter à son grand con de gamin un ordinateur d’occasion, pour qu’il ait aux pieds les Nike qui lui font envie, pour lui offrir, avec ses mains, avec ses poings, l’impression d’être comme les autres, pas comme elle quand elle était petite. 

Et c’est elle qui a honte. 

Elle a traversé l’Ecole comme un météore discret, sans intéresser jamais personne. C’est à trente ans qu’elle suit des cours d’alphabétisation, et elle est fière de parler de ses lectures. Comme elle sait lire maintenant, elle va sur Internet, sur des sites de rencontre, et se fait plumer par les types qui y zonent, qui la baisent et s’en vont et lui font payer la chambre parce que faire ça sous le même toit que son gamin elle peut pas, mais qu'elle a un cul.

Et c’est elle qui a honte. 

Elle est en-dessous du seuil de pauvreté. 
Elle est femme. 
Elle est mère abandonnée. 
Elle est enfant battue. 
Elle est esclave exploitée. 
Elle est rage impuissante. 
Elle est innombrable !

Et c’est elle qui a honte...

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Mais Mamaaaaaaaan

Publié le par Hemipresente

Mais Mamaaaaaaaan

Que la recherche de la lenteur au milieu des palpitations extrasystoliques de ce monde fou soit une nécessité vitale et un acte de rébellion, j'en avais déjà pleinement conscience il y a dix ans, en créant ce blog. J'étais alors maman d'un Nombril, chenille à poils doux, noisette, douce rigolote aux cils démesurés et un deuxième faisait son apparition dans mon monde. J'ai pris un plaisir infini à la regarder grandir, à lui montrer les toutes petites choses, à mettre des mots sur ses émotions, à donner de l'importance au temps ; j'ai adoré écrire ces instants précieux, que j'ai réunis et imprimés dans un livre dont elle possède l'un des deux seuls exemplaires.

...

Dix ans après, la créature duveteuse est devenue chrysalide incertaine - depuis déjà plusieurs mois... Il lui a poussé des seins, des jambes, des idées propres, quelques boutons évidemment, des hormones, des poils ... et une assez grande gueule. Il en résulte que, dans mon rôle d'éducatrice - mère - wonderwoman - consolatrice - pousse au cul - prescriptrice et juge je réalise aujourd'hui pleinement combien l'application méthodique de la lenteur peut être, chez l'ado aussi, l'expression profonde d'une résistance à tout....

Vingt fois par jour je presse ma fille, parce qu'elle ne surveille pas l'heure de partir au collège (ou à l'abri ados, ou chercher sa soeur, ou...), parce qu'elle vide le ballon d'eau chaude dans des douches interminables pour laver son corps d'albâtre filiforme d'1 m 63, parce qu'elle peut papoter des heures au téléphone avec ses amies, parce que je tiens à ce qu'elle daigne se présenter au dîner et mange chaud, en notre compagnie et à peu près droite sur sa chaise, parce qu'elle ne veut jamais aller se coucher alors qu'elle continue d'avoir de gros besoins de sommeil même si ça l'emmerde, parce que non je ne peux pas attendre et que oui c'est maintenant qu'elle doit m'aider à éplucher les légumes, parce que lorsqu'elle dit "je finis ma page" elle dévore un chapitre supplémentaire, parce que les devoirs à faire pour demain sont souvent vraiment pour demain quand ce n'est pas avant-hier et qu'il faut bien finir par s'y mettre, parce que les mots confiés à destination des profs ne sont jamais remis en temps et en heure.... C'est sans fin !

Et vingt fois par jour j'entends sa voix suprêmement agacée me brailler pour toute réponse un "Mais Mamaaaaaaan !!!!!!" outré et je mesure à mon énervement réactionnel combien sa lenteur, la lenteur, est une posture profondément résistante. Chez l'ado elle est dirigée contre les parents, les profs, tout ce qui de près ou de loin incarne l'autorité. Plus tard, elle fait sens.

Mais qu'adviendra-t-il d'elle, ma douce Gastonne molle, lorsqu'elle sera réellement soumise aux 'lois du marché" et à l'accélération irréfléchie, extérieure et subie, de sa vie, dans toutes ses composantes ? Je ne la pressens pas disposée à se hâter pour quelque motif que ce soit, à sacrifier la dégustation d'une seule fraise ou la douceur d'une seule minute de câlin avec le chat, à abdiquer la grasse matinée de lecture en pyjama dans la moiteur d'une couette ....

Continuera-t-elle de résister, y mettra-t-elle un peu plus qu'une réaction : une action, une volonté ?

Je veux croire qu'elle aura appris à jouir de la vie et que cet héritage discret et innommé que j'aurai diffusé, que nous aurons diffusé, jour après jour, lui servira, pour construire un peu plus qu'une vie professionnelle hyperactive et aveugle : une vie tout court, peut-être un peu à l'écart des sentiers battus, peut-être un peu différente, peut-être un peu plus authentique que cette fuite en avant décérébrée à laquelle nous invite l'environnement social.

Je continue de regarder ma chenille grandir et se développer : quel papillon donnera-t-elle ?

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Solitaire

Publié le par Hemipresente

Tremblement au coin de l’œil. La luminosité insoutenable. A chaque inspiration c’est coupant l’air qui s’engouffre en lames de fond dans le gosier. Par le nez, par la bouche, ça cristallise en passant. Je prends plaisir à ouvrir bien grand pour respirer plus largement encore, me noyer d’air, brûlante de froid. Je recrache par petites bouffées sans volutes, compactes, par expirations saccadées. Mon pas chaotique, cahotant, de bosse en bosse, entre les pins, au-dessus de tous, les maisons, les routes, je monte. Tous les chemins sont effacés, aucune trace, aucun bruit, ma respiration et le silence. Tous les bouts du monde doivent ressembler à cela. Voilà j’y suis. Mon tertre nappé, mes arbres enrobés, je m’engourmandise de ce paysage tout en contrastes. Je m'assieds sur un petit siège de neige tassée. J’ouvre mon thermos d’une main insensible et maladroite. A travers l’épaisseur des gants la chaleur du gobelet parvient à ma peau. Je soulève à hauteur de mes lèvres le breuvage trop sucré, trop chaud, trop noir ; sa vapeur me chatouille les narines. Je souffle dessus. Blanche habillée de blanc sur fond de colline blanche ...

Lorsque le soleil achève de se lever l'air ne se réchauffe pas. Ses rayons rasants tout d'abord travaillent au fusain les reliefs, soulignant les courbes, effaçant les irrégularités. Il monte très doucement. Les couleurs apparaissent. Ce serait rigolo qu'il redescende tiens, pour une fois ! Le grand chambardement commence, levers et couchers. Aux crépuscules toutes les bêtes semblent en décalage, tout est las. Personne à sa juste place. C'est ce que je préfère. Parce que moi non plus.

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Pour Irène

Publié le par Hemipresente

Pour Irène

Je n'ai pas grandi dans une maison ; toute mon enfance, j'ai vécu dans des appartements, coquets ; j'avais ma propre chambre mais je n'ai goûté aux joies et angoisses de la maison individuelle que sur le tard. C'est un mode de vie à part entière, la vie d'appartement : lorsque mon petit frère apprenait à marcher, la voisine du dessous entendait ses petits pas pressés dans ses chaussons trop lents et ses chutes et le bruit de la tête qui porte et le déferlement des pleurs, boum, aïe, boooouh ; on se croisait dans l'ascenseur, on se saluait, on se dépannait d'un œuf, de quelques grammes de farine, « chuuut il est tard baisse ta musique pense aux voisins ». De mes huit ans jusqu'à l'âge de quitter le nid j'ai habité dans un grand appartement au cinquième et dernier étage d'un immeuble petit bourgeois bâti enroulé en L autour d'un parc, vaste balcon arboré, aire de jeux … Nos voisins de palier étaient un très vieux couple à l'allure impeccable, cent soixante ans à eux deux ; elle, avait dû être très belle ; coquette, rire pointu ; lui, long et chapeauté, parcourait les quais de Seine d'un pas martial, mains jointes dans le dos comme un patineur descendu, écharpe au vent. Il arrivait souvent, les fins de dimanches pluvieux, qu'il massacrât la marche turque sur son piano inaccordable, et nous guettions le passage difficile où, toujours, s'écrasaient ses doigts sans jamais le franchir... J'aimais le piano, même le sien. J'avais fini par gagner le droit d'en avoir un à moi et de prendre des cours. Je m'entraînais quotidiennement, timidement pour le déchiffrage des nouveaux morceaux, puis prenant la mesure des difficultés, mettant du cœur à l'ouvrage et mes deux mains sur le clavier, de plus en plus fort, à toute volée. Mozart, Rachmaninoff, Beethoven, quel bonheur ! A mesure que je progressais, que je prenais mes aises, son piano à lui se faisait entendre plus rarement. Il avait confessé à mon père qu'il aimait m'écouter, qu'il aimait tant, et qu'il n'osait plus jouer. Un jour, il est mort. Sa veuve et moi nous croisions de temps à autre dans l'ascenseur dont je lui tenais la porte pour la laisser passer, lente créature précautionneuse, menue et frêle ; « pourquoi ne jouez-vous plus ? » elle portait encore le deuil, mais cette génération le portait indéfiniment. Depuis que son époux était mort je ne pouvais plus jouer sans penser à lui et de savoir qu'il n'y avait plus cette oreille bienveillante de l'autre côté du mur me vrillait de silence plus efficacement qu'un coup tambouriné pour me faire taire. C'est revenu, petit à petit. En pensant à lui, beaucoup, puis un peu, puis de temps en temps. Monsieur Dumas.

J'ai perdu un œil bienveillant sur ma plume, il y a peu, pas n'importe quel œil, un œil ami, un œil bon. Je ne sais pas bien ce qu'est la mort, je n'ai jamais vraiment su, je n'ai jamais vraiment compris, j'attendais qu'il se passe ?? mais rien ne se passait ... Tout ce que je sais c'est qu'il faut recommencer à jouer du piano.

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La cuisine

Publié le par Hemipresente

La cuisine

Elle doit etre très grande, très claire, très propre, et sentir le pin, l'ail, la farine. Y trône sur le mur opposé à celui de la porte d'entrée, vitrée de verre cathédrale orange en vitrail, un immense plan de travail en inox qui a vécu déjà, surplombé par des meubles très hauts, si longs qu'ils rejoignent le plafond sans laisser place à la poussière grasse qui se déposerait dans l'interstice. Elle doit être très lumineuse. Je l'imagine baignée par de larges fenêtres qui se font face ; l'une donne, basse, sur un carré de verdure domestiquée, carottes choux et salades en rangées sages ; l'autre, haute, ne pourrait être enjambée de l'intérieur, ouverte elle respire au coeur d'une touffe odorante d'herbes que l'on arrose par en haut, à la fraîche, menthe poivrée, thym, basilic fragile. L'été on y appose une moustiquaire artisanale sur laquelle viennent se poser les insectes hébétés que la chaleur rabat vers ce puits plus sombre et frais ; on prend le temps alors, voyeur immense d'un zoo permanent qui n'a pas conscience d'être, puisque les visiteurs sont ceux qui restent cloîtrés, de contempler derrière le treillage fin le dard et les zébrures du frelon guerrier, immense, samouraï masqué de rouge, qui s'agace et semble pris de tremblements, on s'attendrit attirés par le zonzonnement incertain, épuisé, du bourdon aux cuisses épaissies de pollen orangé, trop lourdement chargé, qui prend une seconde de repos vertical dans le triangle d'ombre que dessine la pointe de la maison où le soleil déjà tourne, on s'émerveille bouche close devant le découpage des ailes surfines du machaon qui palpite, roule et déroule sa trompe infime sans nous voir jamais, puis reprend son vol, battu, plané, battu, plané ...

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Lucanes et cerf-volant

Publié le par Hemipresente

Lucanes et cerf-volant

Tu viendras mettre ta main dans la mienne au tout petit matin de juillet, et on grimpera là haut, sur ta montagne, tu seras grave et presque silencieuse dans la fraîcheur qui déposera sur tes cheveux des gouttelettes accrochées qui sécheront sans rouler jamais, et ça fera tout le temps que ça dure comme un halo brillant et désordonné, comme un piquetage de diamants sur tissu. Tu respireras par la bouche grande ouverte, ta main je la mettrai dans ma poche tout au fond sous la mienne et j'ajusterai mes pas aux tiens que tu prendras grand soin d'allonger tant et plus jusqu'à l'essoufflement recherché. On se fatiguera assez pour juste se sourire, paroles coupées et pensées en harmonie.

Tu verras des bestioles en bas et moi des bêtes en haut et on se montrera du doigt qui la limace noire, qui l'araignée éperdue de froid faisant trembler sa toile, la route gourdonnée paraîtra sauvage, craquelures habitées d'une populace remise en branle par nos pas.

Dans mon dos j'aurai ton sac coccinelle et dedans une gourde, des tartines de brioche au beurre salé, une couverture pour s'asseoir tout en haut du champ, le cerf-volant démonté.

On mettra une petite heure à ton rythme, chassant la fraîcheur devant nous, et au sommet, là haut, on s'installera pour grignoter avant les exercices... la voltige ... les rase-mottes, les touch-and-go, les loopings qui réveillent les hirondelles qui viennent contemplent et s'amusent loin au-dessus. On lâchera les fils plus haut, très loin, on se tiendra bien serrées pour profiter de la tension et du bruit de l'air fendu en flèche dans les descentes, on regrettera un peu, réminiscence, l'odeur de sel et d'algues et puis tant pis on sera bien sans sable entre les orteils, sans le murmure crié des flots.

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A LA RADIO

Publié le par Hemipresente

Invité d'Isabelle Brès dans son émission "Sud radio c'est vous", Carl Honoré parle le 17 septembre 2015 de son "Eloge de la lenteur". Je suis contactée par une journaliste de la rédaction une semaine plus tôt, qui me demande si je souhaiterais intervenir dans l'émission.

Après quelques jours de réflexion (et de trac), poussée par mes filles "mais il faaaut Maman, tu as des choses à partager c'est important !", je décide d'accepter. Jointe par téléphone, je n'ai pas besoin de sortir de chez moi. Expérience intéressante !

Voici le résultat, je parle trois petites minutes, à 13'20" et 18'55".

http://podcasts.sudradio.fr/sudownload/audiodirect/sudradio-cest-vous/150917-srcv-p2.mp3

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Le talent pousse

Publié le par Hemipresente

Le talent pousse

Mathilde, juin 2015

"le chat très embêté d'avoir attrapé la souris"

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Love, sex and rock'n'roll

Publié le par Hemipresente

Elsa (9 ans) :
"Maman toi tu as eu deux enfants mais tu as fait des avortements ou perdu des bébés ?
- eh bien si toutes les grossesses entamées avaient donné un bébé on serait sept à la maison
- (calcule) ah alors vous avez fait l'amour CINQ FOIS ????!!!!" (mine dégoûtée)

Et la grande Mathilde (12 ans) bien entendu blasée et très au fait de ces choses-là de répondre "mais non Elsa ! Ils font l'amour tout le temps !!"

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